Textes

7ème DIMANCHE DE PÂQUES

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean « Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b 11a)

En ce temps là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’oeuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde et moi, je viens vers toi. »

Méditation :
Nous voici au début de la grande prière de Jésus à son Père : c’est un discours d’adieu. Auparavant, Jésus a pris son dernier repas et lavé les pieds de ses apôtres. Jésus leur parle de « gloire » non pas en se pavanant de fierté et de suffisance, non pas en entrant à la manière d’un César revenant vainqueur d’une bataille gagnée. Non, la gloire et la victoire de la croix. La victoire sur le péché mis en croix, la victoire de la vie sur la mort.
La gloire de Jésus, c’est toute sa vie sur terre, tous ses enseignements pour faire connaître le Père. Par cela, notre gloire, c’est de le suivre, de nous laisser accompagner par Jésus, de prendre notre croix et devenir son ami.
Invoquons l’Esprit Saint, demandons que notre gloire est d’annoncer le message du « salut ».
« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ ». Connaître, ne serait ce pas désirer se lier à la vie de Jésus ? Lui nous fait connaître son Père par sa vie sur terre, ses enseignements et par le don de lui-même.
«La gloire de Dieu, c’es t l’homme vivant » (St Irénée.)


Père Patrick

 

JEUDI DE L’ASCENSION

EVANGILE «Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16 20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit,
apprenez leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Méditation : du tombeau à la gloire, Jésus se manifeste et envoie ses disciples en mission.
Chez Matthieu, il n’y a pas toutes les apparitions de Jésus à ses apôtres.
Jésus demande aux femmes de dire, le jour de Pâques, d’aller annoncer à ses frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : « C’est là qu’ils me verront. » Et c’est là qu’ils vont en bon s élèves ! Sur la montagne de Galilée (carrefour
des nations païennes) onze sont ils Mais parmi eux, certains doutent : Et oui, nous cheminons tous différemment dans la foi.
Quand, en vous, vous avez trouvé la paix et la joie, vous avez déjà parcouru un bon bout de chemin dans la foi. Laissons chacun marcher à son allure. Mais, parler de Jésus permet de mettre des mots sur notre foi et douter peut
nous pousser à devenir missionnaire : douter, c’est se poser des questions, parfois trouver des réponses et parfois accepter le Mystère.
«Allez » leur dit Jésus. Ce n’est pas une direction que Jésus leur donne, mais une ouverture à aller « dans le monde ».
« Baptisez-les, apprenez leur à observer tout ce que je vous ai commandé. » l’amour, la charité, le partage, l’écoute au nom du Seigneur Jésus, au nom de votre baptême.

«Allez » risquez vous à la mission ! Jésus monte vers son Père et votre Père. Et n’ayez pas peur, il vous dit : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Oui, il est « l’Emmanuel » Dieu avec nous.
Malgré le déconfinement, restons confiné s en Dieu qui s’élève, alors nous aussi, nous nous élèverons, plein d’audace pour crier : «Jésus mort et ressuscité, il est le Christ, le Fils de Dieu. Alléluia.

Père Patrick

 

6ème DIMANCHE DE PÂQUES


ÉVANGILE : «Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15 21)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps là, Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. 
D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.
Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Vous vous rappelez, dimanche dernier, le verbe «croire » était le thème de l’Evangile dans le sens de faire confiance à une parole. Aujourd’hui, c’est le verbe « aimer » qui domine. Ils sont associés. Dans la 1ère lettre de St Jean au chapitre 3 verset 23 , il est écrit : «Et voici son commandement adhérer avec foi (croire) à son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres » et « celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui. »
Et oui, faire confiance en la Parole de Dieu et être fidèle à cette Parole, c’est….. aimer.
Cela nous renvoie, par exemple, au sacrement du mariage : « Moi, X ou Y, je te reçois comme époux(se), et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie. » Croire, faire confiance en ta parole et vivre de ta parole, c’est t’aimer.
En écrivant cela, je pense à la petite Thérèse de Lisieux et à ses poèmes mis en musique : « Vivre d’amour, c’est donner sans mesure, sans réclamer de salaire ici-bas, c’est bannir toute crainte, tout souvenir des fautes passées, en un instant l’amour a tout brûlé.
Vivre d’amour, c’est garder en soi-même un grand trésor (la Parole de Dieu) en un vase mortel (nous).
Vivre d’amour, c’est naviguer sans cesse, semant la paix et la joie dans les cœurs ; pilote aimé ! (Jésus)
La charité me presse…. »
Peut-elle avoir écrit sans avoir une confiance totale en son Seigneur ? Écrire sous l’inspiration de l’Esprit Saint, c’est dire son amour et sa fidélité aux commandements de Dieu.
Au fait, combien de fois « commandement et amour » sont mis en rapport dans ce texte ?
« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur ». L’Esprit Saint viendra habiter parmi les disciples.
Et vous, croyez-vous que l’Esprit habite en vous ?
« Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père. » Jésus viendra habiter chez les siens.
Et vous, croyez-vous que Jésus habite en vous ?
Croyez-vous que celui qui est Père, Fils, St Esprit habite en vous ?
Il est l’Unique amour qui habite en chacun de nous.
Il en est de même pour notre vie de chrétiens : « Seigneur, ta Parole nous dérange comme par exemple « aimer ses ennemis », « mais Jésus, untel m’a dit, m’a fait du mal, je ne peux pas lui pardonner ! »
Aimer, c’est apprendre à donner un pardon et à recevoir un pardon.
Aimer, c’est vivre la fidélité en la Parole de Dieu, en l’autre. Cela n’est possible que par le don de l’Esprit Saint. Il est appelé « le défenseur et l’Esprit de vérité. »

Père Patrick

Est confié à notre prière Antoine Seytre (85 ans), dont les funérailles ont eu lieu vendredi à Thélis La Combe.

 

5ème DIMANCHE DE PÂQUES, LE 10 MAI


ÉVANGILE :
« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez
en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures sinon, vous aurais je dit : « Je pars vous préparer une place ». Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin , la Vérité et la Vie personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux tu dire : ‘Montre nous le Père’
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi. Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

Méditation :
Nous voici dans le premier discours d’adieu de Jésus. Le départ est proche, la passion , la croix et la mort sont au tournant. Il n’y a pas plus proche pour Qui, d’entre nous, ne serait pas troublé par une telle annonce. Qui d’entre nous n’est pas troublé à l’annonce par un proche ou un ami d’une maladie qui peut
conduire à la mort ? Que ce soit le Covid 19, un cancer ou bien d’autres maladies, sommes nous prêts à entendre un familier nous annoncer sa mort prochaine ?
Croyons nous ce qu’il nous dit ? Allons nous balayer de la main ce que nous entendons comme échappatoire à une vérité ? Oui croire à une parole qui peut déranger ou qui nous met devant notre propre vie, ce n’est pas évident à entendre !
J’ai trouvé une définition du verbe « croire » dans un commentaire sur l’Évangile de St Jean : « faire confiance à la parole de quelqu’un, s’engager sur sa parole. »
« Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » C’est Jésus qui parle à ses disciples : « vous faites confiance à la Parole de Dieu, faites confiance aussi à mes paroles. »
Et bien, ce n’est pas que l’on ne veut pas te croire, Jésus, mais nous ne savons pas par quel chemin y aller ! Celui de St Jacques de Compostelle, de Lourdes, de Jérusalem ? Quel chemin vas-tu emprunter pour aller vers le Père et qui nous permettrait de te rejoindre ?
« Aucun » aurait pu dire Jésus : car nous dit un commentaire : « Jésus conduit celui qui croit en sa parole au « but de son existence », c’est à dire au Père, et ainsi, Jésus sert de « chemin » » (Schnackenburg). Il est la voie royale pour celui qui veut le connaître et qui fait confiance en sa parole. Puis il continue en
disant : « celui qui choisit Jésus comme chemin, est, dès maintenant, du côté de la vie et de la vérité. »
« vie et vérité » quel beau programme pour devenir des témoins du Christ.
Pour nous qui n’avons pas vu Jésus et ses œuvres, il est peut être difficile de mettre en images tous les Évangiles.
Par exemple, un peu avant l’évangile d’aujourd’hui, Jésus lave les pieds de ses disciples et leur dit de faire de même. Si nous décidons, dans un acte d’amour de faire de même, cela signifie que nous avons la volonté de prendre Jésus comme Chemin, comme exemple pour se mettre au service des autres avec la force de Dieu.
Mais allons un peu plus loin : Jésus leur dit : « Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi »
Celui qui lave les pieds des apôtres, est-ce uniquement Jésus ? Non, c’est le Père dans le Fils et le Fils dans le Père. Et je pourrais ajouter dans la communion de l’Esprit Saint. Ils sont « Un »
J’aime dire, mais cela ne vient pas de moi, mais de St Paul, que nous sommes tous un seul « corps » car chrétiens donc tous des « Christ ». Donc, si je lave les pieds d’une personne malade, ce sont les pieds du Christ que je lave en cette personne. Mais c’est aussi le Christ en moi qui lave les pieds.
Oui, le Chemin, c’est de « croire » que nous sommes dans le Christ et le Christ est dans le Père. » N’est-ce pas pour cela que nous disons la prière en disant : « Notre Père ?». Il est à l’intérieur de nous, de chacun de nous.
Faire des œuvres de charité, c’est savoir et croire que c’est Dieu qui nous donne la joie de faire « des œuvres » et que celles-ci sont « ses œuvres. » Pour le dire simplement, c’est accepter librement « d’être instrument d’amour de Dieu » dans notre monde en prenant en nous Jésus, le Chemin. .
St Léon le grand le dit encore mieux : « Soyons des coopérateurs de la grâce. »

Père Patrick

Funérailles d’Eliane Schroeder 96 ans mercredi 6 Mai.

 

4ème DIMANCHE DE PÂQUES, 3 MAI
Journée mondiale des vocations

 


ÉVANGILE : « Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1 10)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus déclara « Amen, amen, je vous le dis celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un
autre endroit, celui là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix . Ses brebis à lui , il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui,
car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole
« Amen, amen, je vous le dis Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits
mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte . Si quelqu’un entre en passant par il sera sauvé
il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.
Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Méditation :
Frères et sœurs, nous sommes libres ! Le Seigneur nous laisse libre de le
suivre ou non.
Oui, il nous laisse libre d’entrer ou sortir et de trouver un pâturage, c’est-à-
dire une Parole de Dieu nourrissante pour notre journée, pour notre vie.
Libre d’aller : ce n’est pas bien ce que nous vivons aujourd’hui. Mais peut-être que notre liberté finit où commence celle de l’autre ! Elle respecte les
consignes, nous fait peut être comprendre nos égoïsmes : « j’ai le droit d’aller où je veux, puisque j’en ai envie » Quelle belle leçon de civisme, mais surtout de charité chrétienne de penser que l’autre est plus important que mes envies, que prendre soin de moi, c’est pour prendre soin de l’autre.
Ne sommes-nous pas les brebis et n’attendons-nous pas chaque matin que la porte de notre cœur s’ouvre grâce à une parole, un mot de l’évangile ?
Ne le voyez-vous pas ? « Il entre ! »
Que sa voix est bonne et nourrissante ! Nous la reconnaissons donc à quoi ?
Elle est tendresse, amour et « résurrection », empreinte de gestes, de regards et de paroles qui nous font le suivre, Lui ! Le Sauveur ! Il marche à notre tête comme les brebis suivent le berger.
Dans cette liberté qui nous est donnée, allons-nous franchir la porte et sortir ? Allons-nous passer par la croix qui est la porte d’entrée ou de sortie? Voulons-nous être sauvés ?
Il ne s’agit pas de « prendre la porte » comme un professeur qui vous met
dehors d’un cours, non, il s’agit de « passer la Porte » qui est le Christ : « Moi, je suis la Porte » nous dit-il.
Merci, Seigneur, de nous permettre de franchir la porte du sanctuaire, comme lorsque nous passons les différentes portes du sanctuaire de Lourdes : cela nous transporte dans un monde nouveau, transformant et silencieux. Notre cœur en est renouvelé et notre désir est de vivre une relation avec notre Seigneur, en prenant la Vierge Marie comme « mère-portière ».
Frères et sœurs, que ressentez-vous en passant la porte de vos églises ?
Beaucoup de jeunes, n’ayant pas votre pratique de la messe, me disent souvent, qu’ils y entrent car c’est un lieu de silence, qu’ils s’y sentent bien. À nous de leur dire que la porte franchie, le silence est là pour mieux écouter notre Berger, Jésus, pour mieux écouter sa voix.
Il nous appelle par notre prénom. Il nous connaît !
Et nous, connaissons-nous et reconnaissons-nous la voix du Berger, du Bon
Pasteur ?
Si c’est le cas, joyeux, suivez-le en toute confiance : Jésus vous donne « la vie, la vie en abondance. »

Père Patrick

Nous prions pour Marthe Guilini, 93 ans dont les funérailles ont eu lieu mardi 28 Avril à Bourg.

 

 

Dimanche 26 Avril 2020
3
ème DIMANCHE DE PÂQUES

      Chers amis,
nous voici de nouveau avec les disciples d’Emmaüs. Mais peut-être aujourd’hui, nous pouvons le lire avec une autre approche. 
Pouvez-vous me dire comment s’appelle l’un des deux disciples ?
Et pourquoi l’autre disciple n’est il pas nommé ?
L’un, c’est Cléophas et l’autre, c’est…….. chacun de nous : c’est Bernadette, Martine, Odile, c’est aussi Lucien, Josette, Pierre, Jean, Louis, Jean Paul, Simon, Régis, Maguy, Henri, enfin nous.
Alors, mettez-vous dans la peau du compagnon de Cléophas. Bon, vous n’êtes pas un apôtre, peut être pas un disciple du premier cercle, mais du deuxième cercle. Arrêtons-nous à ces quelques mots dans le texte « À vrai dire ».
Vous êtes partis de Jérusalem tristes et sans croire ce qui vous a été dit
Qu’est ce qui vous a été raconté ?? : « A vrai dire, des femmes de notre groupe» donc pas des inconnues « sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps et des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas » encore des compagnons, pas des inconnus. Mais que leur faut il de plus ? Qu’est ce qui leur manque ?
«Un cœur disponible » pour croire, mais ils ont le cœur triste car peut être
fermé à la logique et à l’amour de Dieu. Il se pourrait qu’ils aient un raisonnement uniquement, j’oserai s dire scientifique, qui ne peut admettre que Jésus est vivant, un cœur fermé aux anciens Écrits de la Bible qui parlent de Lui, le Messie. Ils ne font pas la relation (Écrits et Jésus) Ils sont encore aveugles et sourds.
Vous vous rappelez ! Vous êtes le compagnon de Cléophas et vous êtes dans cet état d’incompréhension, de tristesse et même de déni. Et puis, quelqu’un vous explique les choses : plus il explique, plus votre cœur est brûlant car ce que vous ne pouviez accepter, car scientifiquement cela n’était pas possible, est maintenant une évidence. Vous êtes passé de « vouloir comprendre» à « la foi»: oui, accepter de ne pas tout saisir à l’abandon de pouvoir dire comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu. », oui, de croire sans avoir vu, car le témoignage de Pierre et Jean, c’est de voir les linges , mais pas le corps. Le disciple bien aimé « vit et crût. »
Merci, Seigneur de m’avoir permis d’être le compagnon de Cléophas aujourd’hui. Je suis passé des ténèbres à la lumière de Jésus, le Ressuscité de Pâques, d’un cœur glacé Antarctique à un cœur, soleil à son Zénith, éblouissant de la grâce donnée par Dieu : et cette grâce, c’est de croire en la résurrection et que Jésus, notre Sauveur, est Vivant. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin !
Vous, le compagnon de Cléophas, vous dites à cet inconnu : «Reste avec nous ».
Oui, reste avec moi, avec nous tous. Ta Parole, Jésus, nous fait, me fait tellement du bien. Elle me réconforte dans ces moments de « crise », dans ces
moments de grande solitude, de cafard, de ne pas pouvoir envisager l’avenir, de
ne pas sortir.
Mais l’avenir, c’est avec toi, Seigneur que je le désire, je sais que tu aideras le monde à sortir de son tombeau, de ce virus ; je sais que tu te sers de nous, de moi, pour ouvrir une fenêtre de charité envers les plus fragiles et de confiance en des hommes et des femmes : les chercheurs, les soignants, les associations et peut être moi qui me sens bien serviteur inutile dans cette pandémie.
Seigneur, je suis un serviteur quelconque. Je suis le disciple qui revient à Jérusalem. Dans la foi, je te prie pour notre monde car je sais que tu es en chacun de nous et que nous sommes en Toi, le Ressuscité de Pâques.
Notre monde s’appelle « maison commune » et je sais que tout est lié : Toi avec moi et en moi, moi avec Toi et en Toi, nous avec Toi et en Toi et Toi avec nous et en nous. Nous faisons corps ensemble : nous sommes l’Eglise liée à notre monde !
Restons dans la foi, l’espérance et la charité.
« A vrai dire…. » soyons le compagnon de Cléophas.
Vivons ce confinement comme une grâce : Ouvrons-nous à l’intelligence des Ecritures et prions.

Père Patrick

 

 

 

 

DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE


           Bonjour,
nous voici une semaine après la résurrection. Une semaine riche
Lundi, dans St Matthieu, les femmes de retour du tombeau vide sont abordées par Jésus : il vient à leur rencontre. et leur dit :« Je vous salue ». Il les envoie en mission :« Allez dire à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée ».
Mardi, dans St Jean au tombeau Marie Madeleine est en pleurs . Deux anges lui disent « Femme, pourquoi pleures-tu » De même Jésus ressuscité lui pose cette question mais il va plus loin. Il l’appelle par son prénom « Marie » et elle reconnaît son « Maître et Seigneur » sa mission, c’est de leur d’annoncer « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Des pleurs devant le tombeau à la joie d’annoncer. Quel chemin !
Mercredi, dans St Luc, Jésus s’approche de 2 disciples qui font route en s’interrogeant et qui sont tout tristes. Jésus s’approche, et il marchait avec eux.
Et, mangeant avec eux, ils vivent la Cène.
Les 2 disciples, le cœur tout brûlant, reprennent leurs affaires et repartent à Jérusalem : chacun raconte son expérience de la rencontre de Jésus ressuscité.
Jeudi, dans St Luc, ils sont tous rassemblés dans la maison haute, et là, Jésus est présent au milieu d’eux et leur dit « La Paix soit avec vous. » il leur demande de le regarder. Eux croyaient voir un esprit mais Jésus leur demande de le toucher et de lui donner à manger. Et Jésus, comme avec les disciples d’Emmaüs, les ouvre à l’intelligence des Ecritures (elles annon çaient le Messie, sa mort et sa résurrection).
Une mission pour les disciples : « A vous d’en être les témoins. »
Vendredi, dans les Actes des Apôtres, première expérience pour Pierre, il ne peut s’empêcher de vivre sa mission comme témoin et d’annoncer Jésus ressuscité d’entre les morts. Et aussi, première expérience en étant amenés devant ceux qui ont mis à mort Jésus et de leur dire que la guérison de cet homme, il l’a faite « au nom de Jésus ». Quelle audace, quelle fougue, quelle force lui sont données par l’Esprit Saint !
Puis dans St Jean, la vie reprend son cours, «Je m’en vais à la pêche » « On va avec toi » mais si la vie continue, elle continue avec Christ ressuscité. Il continue à se faire voir : c’est la communion : Jésus les accueille avec des poissons qui cuisent sur le barbecue. Il y a aussi du pain. « Jésus s’offre » et ils offrent leur pêche au Seigneur. C’est l’Eucharistie. Il leur dit : «Venez manger.»
Samedi, résumé en quelque sorte de la semaine dans St Marc : ils refusèrent de croire ce que Marie Madeleine leur a dit. Les 2 disciples reviennent d’Emmaüs : ils ne les crurent pas.
Et malgré cela, ce sont eux que Jésus envoie annoncer la Bonne Nouvelle.
Dans les textes d’Évangile de cette semaine, il ne faut pas chercher une chronologie, mais voir les attitudes, les gestes, les doutes ; les incrédulités, mais aussi les joies, les rencontres. Et ce samedi, Jésus leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »
Pas banal, c’est eux que Jésus a choisi ! Ne serait-ce pas ce que l’on nomme :
« La miséricorde ? » Jésus appelle. Jésus s’approche, il enseigne, il est milieu d’eux, il les accueille, il les envoie en mission, il se laisse toucher et approcher.
Et ce dimanche, nous sommes de nouveau dans St Jean : et là, ils y sont tous, même Thomas. Jésus leur donne l’Esprit Saint et le pouvoir de remettre ou de maintenir les péchés. Jusqu’à maintenant, seul Dieu avait ce pouvoir. Quelle belle mission de vos prêtres d’avoir cette responsabilité « au nom de Dieu ! »
Tout à la joie que le Seigneur soit au milieu d’eux à nouveau, l’un d’entre eux qui n’était pas présent la première fois, Thomas, doute, mais ce doute, ne serait-ce pas pour mieux croire ? La première fois, Jésus leur avait dit de le toucher et de lui donner à manger, et là, il dit à Thomas, touche moi, regarde mes plaies et « cesse d’être incrédule, sois croyant. » Et Thomas de s’écrier :    « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Un auteur dit « que Thomas voit l’homme Jésus, celui qu’il touche et qui se laisse toucher et il s’écrit : « Mon Dieu ». Thomas est touché par Jésus, vrai homme et vrai Dieu. »

En ce dimanche de la Miséricorde, nous aussi, laissons-nous toucher et approcher par Jésus, le Fils de Dieu, mort et ressuscité.
En ce temps de confinement, faisons l’expérience de voir Jésus ressuscité, peut-être au bord du lac, sur le chemin d’Emmaüs ou confiné avec les apôtres dans la pièce fermée. Laissons Jésus nous dire : « La paix soit avec vous. »
Annonçons et donnons autour de nous cette paix sans se toucher mais avec mission que la Parole de Dieu nous touche et touche celui à qui nous la transmettons.


Bonne route et bonne semaine.

Père Patrick

Je confie à votre prière en ce dimanche :
Alexis Seux (85 ans) temps de prière au cimetière le 14 avril
et Andréa Heyraud (94 ans) le 15 avril à l’EHPAD de St Julien.

DIMANCHE DES RAMEAUX

Nous voici peut être avec du buis, mais pas de célébration et pas de bénédiction. Mais la bénédiction des rameaux à la télévision est valable.

Nous voici, comme sur ce tableau que je crois avoir pris dans l’église de Gethsémani à Jérusalem : la foule entoure notre Seigneur en levant les bras et en criant : « Hosanna au fils de David ! »

Derrière, les montagnes arides et désertiques et les nuages qui ont la forme des palmes. Oui, Jésus entre dans Jérusalem. C’est un triomphe !

Les vêtements sont des vêtements de fêtes : Jésus a la couleur de la transfiguration, le vêtement de lumière. La foule, on pourrait dire qu’elle est endimanchée. Oui, une grande foule est arrivée pour célébrer la Pâque juive et l’évangile nous dit que celle-ci étendait leurs manteaux au passage de Jésus. Cela me rappelle tous ces tapis rouges sur une grande longueur, partant du bas des escaliers d’un avion jusqu’à la salle de réception où les grands de ce monde sont accueillis. Ils sont reçus comme représentants d’un pays.

Et Jésus, comment le voient-ils ? Les foules répondaient : «C’est le prophète Jésus de Nazareth en Galilée. » Et voici le tapis rouge qui permet, à Celui qui représente l’amour de Dieu, d’entrer dans Jérusalem. Certes, il n’est pas reconnu comme Fils de Dieu mais comme messie, c’est-à-dire envoyé de Dieu pour mettre les romains dehors.

Alors, quelle désillusion pour cette foule ! Eux, qui l’avait acclamé comme un roi, cinq jours plus tard crieront contre lui et iront même jusqu’à dire : « Crucifie-le ! »

Quel passage de la part de la foule ! D’un haut en levant les bras et acclamant Jésus en chantant Hosanna à un bas en levant les bras et criant : « Crucifie-le »

5 jours de la Semaine Sainte pour nous : d’un bas en levant les bras et en criant : « Aie pitié de nous, Seigneur, nous sommes pêcheurs » à un haut en levant les deux bras, en faisant de nos mains une croix pour recevoir « le Corps du Christ ».

Il est le Sauveur, celui qui va vivre sa passion, qui va accepter de mourir sur la croix par amour de son Père et par amour pour nous.

Il marchera dans les rues de Jérusalem portant sa croix lourde de nos pêchés. Il lèvera ses bras vers son Père sur la croix pour nous montrer le chemin de notre rédemption.

Durant cette semaine, peut-être, résonnera en vous les paroles de Jésus : « J’ai soif ». Ne lui tendez pas, au bout d’une lance, de l’eau vinaigrée, mais tendez-lui votre cœur assoiffé de Dieu et de sa Parole. Lui, Jésus, a soif que vous l’aimiez.

Alors, ensemble, nous lèverons nos bras pour prier, pour prendre une main, si cela est possible, pour porter un pauvre. Etc….

Oui, cette semaine, que chacun fasse un passage, c’est-à-dire une conversion du cœur. Nous pourrons lever les bras en louant Dieu de toutes les grâces qu’il nous donne…

Bonne Semaine Sainte.

Père Patrick

Nous portons dans notre prière : Bernadette Oriol lundi à Thélis

Joseph May mardi à St Sauveur

Jean-François Pouly samedi à Burdignes

et vu dans le journal : Marie (Marinette) Rouchouse à Graix.

 

 

5ème DIMANCHE DE CAREME

29 Mars 2020

              Méditation pour ce 5ème dimanche, (CCFD)
Dans le livre d’Ézéchiel, en 597 et 587 avant Jésus Christ, par deux fois Jérusalem est envahi et en 587, le temple est détruit. 
Ézéchiel est lui-même en Babylonie, en exilé. Après 587 avant J.C., il ne s’agit plus d’avoir des paroles dures envers le peuple infidèle, mais de consoler et d’annoncer un avenir possible.
Le verset : « J e vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël » leur donne l’espérance en Dieu ! Quel bel horizon !

N’est-ce pas un peu notre situation d’aujourd’hui ? Nous sommes calfeutrés chez nous à cause de cette pandémie. Pour certain, cela peut être angoissant, d’autres peuvent se poser la question : pourquoi Dieu ne fait il rien ? D’autres encore peuvent profiter ce temps pour s’arrêter et se tourner vers Dieu et son prochain par différents supports médiatiques. «L’espérance. »
Ne sommes-nous pas en situation d’exilés ? Pas de possibilité de communier au « Corps du Christ »
Et Ézéchiel de nous dire que Dieu «agit » : il ouvre nos tombeaux, il ne nous
laisse pas tomber, il nous accompagne dans le présent de notre vie.

Nos tombeaux, ne serait-ce pas nos enfermements ? Tous nos moments défaitistes ou d’abandon lorsque nous pensons : à quoi ça sert ?
Heureusement Dieu agit. Et nous voyons Dieu agir dans le réveil
de Lazare : il est bien mort. Grâce à la réflexion de Marthe et à son cri de foi, Jésus nous dit qui il est : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »
Tiens, cela me rappelle dimanche dernier avec l’aveugle qui proclame : « Je crois ». Aujourd’hui, il est possible de dire : « Je crois en la vie éternelle »
Oui, Dieu, agit en moi : Depuis mon baptême, je prends conscience de l’action de Dieu en moi, par les sacrements, par ma rencontre avec le Seigneur, par la rencontre du Seigneur avec moi, par mes rencontres d’hommes et de femmes emplies de Dieu.
Ils me réveillent de mon endormissement et de ma satisfaction de «croire » que ce que je fais est suffisant. Jésus est là devant mon tombeau fermé et il me crie : « viens dehors. » Je m’abandonne à sa Parole qui me libère de mes
enfermements et je surgis dans sa lumière qui agit. Je suis libre de circuler, mes pieds et mes mains ne sont plus liés par des bandelettes, je ne suis plus éloigné de Dieu ; il est là, devant moi et me dit : « Va ».
«Va ». Mon avenir est possible, un a venir comme disciple missionnaire dans notre présent : je vous laisse avec cette question » comment vais je rendre mon cœur disponible pour laisser Dieu agir en moi en ces moments de pandémie »?
Seigneur, viens délivrer mon cœur de ses tombeaux afin que je puisse continuer l’art des petits pas : peut être reprendre la prière d’Antoine de St Exupéry ?

Je confie à votre prière les décès de cette semaine :
– Marinette Oriol à Colombier, Suzanne Giraud et Odette Blachon à St Julien , Jean Claude Rouchon à Bourg et Elisabeth Bois à La Versanne (funérailles à Bourg).
– N’oublions pas les soignants qui sont au service de tous, des résidents en EHPAD et nos anciens qui sont isolés chez eux.
Seigneur, nous te prions.

Bon dimanche. Tous les jours de la semaine, je confie « notre monde » au
Seigneur dans l’eucharistie que je célèbre à 9H.
En communion de prière.

Père Patrick

 

4ème DIMANCHE DE CAREME

22 Mars 2020

Petite homélie

« Va te laver et l’aveugle y alla donc, et il se lava. »

Voici un homme qui ne connaît pas Jésus, qui voit peut être en Jésus un guérisseur. Il fait ce que Jésus lui demande. Et le texte nous dit : « quand il revint, il voyait. » ici, il nous faut comprendre quand il revint là où Jésus lui avait mit de la boue sur les yeux. Jésus, lui, n’y est plus. Jésus ne constate pas la guérison, mais il sait que cet aveugle voit. Pour nous, ne serait-ce pas notre démarche lorsque nous venons à la messe ? Tous, nous sommes des aveugles, c’est à dire que nous ne savons pas reconnaître notre péché, mais nous demandons à Jésus de s’arrêter près de nous et de nous guérir. N’est-ce pas notre démarche de carême ? Et Dieu met de la boue sur nos yeux : c’est le baume de la tendresse et de la miséricorde de Dieu qui est mis dans notre cœur. Et ce baume peut être symbolisé par le « Pain de Vie, le Corps du Christ » qui vient ouvrir nos yeux et notre cœur. Après chaque messe, Jésus, sait, lui, que nous sommes guéris, mais attention de ne pas retomber dans nos aveuglements ! Et la finale de cet évangile est sublime : « Jésus le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? Il répondit : « et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Et plus loin : il dit : « Je crois Seigneur ! » et il se prosterna devant lui. » Jésus nous retrouve après la communion de désir et nous demande de dire tous les jours de la semaine : « je crois Seigneur ! » et à chaque fois que l’occasion se présente, prier « le Credo, le je crois en Dieu » en le méditant sur une phrase. Cela peut être nos petits pas vers Dieu en ce temps de confinement. Nous pouvons moins nous déplacer, mais déplaçons notre cœur vers une totale conversion et crions comme l’aveugle guéri : Je crois Seigneur ! » amen.

Bonne semaine à tous.

Je continue de prier pour toutes les intentions dominicales à chaque messe, c’est à dire 7 jours sur 7.

Père Patrick