Textes

5ème DIMANCHE DE CAREME

29 Mars 2020

              Méditation pour ce 5ème dimanche, (CCFD)
Dans le livre d’Ézéchiel, en 597 et 587 avant Jésus Christ, par deux fois Jérusalem est envahi et en 587, le temple est détruit. 
Ézéchiel est lui-même en Babylonie, en exilé. Après 587 avant J.C., il ne s’agit plus d’avoir des paroles dures envers le peuple infidèle, mais de consoler et d’annoncer un avenir possible.
Le verset : « J e vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël » leur donne l’espérance en Dieu ! Quel bel horizon !

N’est-ce pas un peu notre situation d’aujourd’hui ? Nous sommes calfeutrés chez nous à cause de cette pandémie. Pour certain, cela peut être angoissant, d’autres peuvent se poser la question : pourquoi Dieu ne fait il rien ? D’autres encore peuvent profiter ce temps pour s’arrêter et se tourner vers Dieu et son prochain par différents supports médiatiques. «L’espérance. »
Ne sommes-nous pas en situation d’exilés ? Pas de possibilité de communier au « Corps du Christ »
Et Ézéchiel de nous dire que Dieu «agit » : il ouvre nos tombeaux, il ne nous
laisse pas tomber, il nous accompagne dans le présent de notre vie.

Nos tombeaux, ne serait-ce pas nos enfermements ? Tous nos moments défaitistes ou d’abandon lorsque nous pensons : à quoi ça sert ?
Heureusement Dieu agit. Et nous voyons Dieu agir dans le réveil
de Lazare : il est bien mort. Grâce à la réflexion de Marthe et à son cri de foi, Jésus nous dit qui il est : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. »
Tiens, cela me rappelle dimanche dernier avec l’aveugle qui proclame : « J e crois ». Aujourd’hui, il est possible de dire : « J e crois en la vie éternelle »
Oui, Dieu, agit en moi : Depuis mon baptême, je prends conscience de l’action de Dieu en moi, par les sacrements, par ma rencontre avec le Seigneur, par la rencontre du Seigneur avec moi, par mes rencontres d’hommes et de femmes emplies de Dieu.
Ils me réveillent de mon endormissement et de ma satisfaction de «croire » que ce que je fais est suffisant. Jésus est là devant mon tombeau fermé et il me crie : « viens dehors. » J e m’abandonne à sa Parole qui me libère de mes
enfermements et je surgis dans sa lumière qui agit. Je suis libre de circuler, mes pieds et mes mains ne sont plus liés par des bandelettes, je ne suis plus éloigné de Dieu ; il es t là, devant moi et me dit : « Va ».
«Va ». Mon avenir est possible, un a venir comme disciple missionnaire dans notre présent : je vous laisse avec cette question » comment vais je rendre mon cœur disponible pour laisser Dieu agir en moi en ces moments de pandémie »?
Seigneur, viens délivrer mon cœur de ses tombeaux afin que je puisse continuer l’art des petits pas : peut être reprendre la prière d’Antoine de St Exupéry ?

Je confie à votre prière les décès de cette semaine :
– Marinette Oriol à Colombier, Suzanne Giraud et Odette Blachon à St Julien , Jean Claude Rouchon à Bourg et Elisabeth Bois à La Versanne (funérailles à Bourg).
– N’oublions pas les soignants qui sont au service de tous, des résidents en EHPAD et nos anciens qui sont isolés chez eux.
Seigneur, nous te prions.

Bon dimanche. Tous les jours de la semaine, je confie « notre monde » au
Seigneur dans l’eucharistie que je célèbre à 9H.
En communion de prière.

Père Patrick

 

4ème DIMANCHE DE CAREME

22 Mars 2020

Petite homélie

« Va te laver et l’aveugle y alla donc, et il se lava. »

Voici un homme qui ne connaît pas Jésus, qui voit peut être en Jésus un guérisseur. Il fait ce que Jésus lui demande. Et le texte nous dit : « quand il revint, il voyait. » ici, il nous faut comprendre quand il revint là où Jésus lui avait mit de la boue sur les yeux. Jésus, lui, n’y est plus. Jésus ne constate pas la guérison, mais il sait que cet aveugle voit. Pour nous, ne serait-ce pas notre démarche lorsque nous venons à la messe ? Tous, nous sommes des aveugles, c’est à dire que nous ne savons pas reconnaître notre péché, mais nous demandons à Jésus de s’arrêter près de nous et de nous guérir. N’est-ce pas notre démarche de carême ? Et Dieu met de la boue sur nos yeux : c’est le baume de la tendresse et de la miséricorde de Dieu qui est mis dans notre cœur. Et ce baume peut être symbolisé par le « Pain de Vie, le Corps du Christ » qui vient ouvrir nos yeux et notre cœur. Après chaque messe, Jésus, sait, lui, que nous sommes guéris, mais attention de ne pas retomber dans nos aveuglements ! Et la finale de cet évangile est sublime : « Jésus le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? Il répondit : « et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Et plus loin : il dit : « Je crois Seigneur ! » et il se prosterna devant lui. » Jésus nous retrouve après la communion de désir et nous demande de dire tous les jours de la semaine : « je crois Seigneur ! » et à chaque fois que l’occasion se présente, prier « le Credo, le je crois en Dieu » en le méditant sur une phrase. Cela peut être nos petits pas vers Dieu en ce temps de confinement. Nous pouvons moins nous déplacer, mais déplaçons notre cœur vers une totale conversion et crions comme l’aveugle guéri : Je crois Seigneur ! » amen.

Bonne semaine à tous.

Je continue de prier pour toutes les intentions dominicales à chaque messe, c’est à dire 7 jours sur 7.

Père Patrick